Le filtrage
Qu'est-ce que le filtrage?
Le filtrage est un processus conçue pour créer et maintenir un environnent de travail sûr. Ce processus consiste à identifier toute activité d’une personne bénévole qui en vertu de ses responsabilités serait susceptible de porter préjudice à des enfants,des jeunes ou à d’autres personnes vulnérables. Le processus de filtrage assure aussi que le meilleur choix soit fait afin de concilier candidat et taches à remplir. Le processus de filtrage inclus le recrutement, la sélection et la gestion des bénévoles.
Pour bien des organismes, le filtrage est un concept relativement nouveau et peu connu. Ceci est particulièrement vrai dans les organismes qui sont principalement dirigées par des bénévoles et d’autant plus évident dans les organisations qui font appel à de nombreux parents bénévoles et travaillent avec des centaines de milliers d’enfants. Ce constat s’applique également au secteur récréatif.
Pourquoi filtrer?
La réponse est simple. Les organismes sont tenus de prendre toutes les mesures raisonnables pour assurer la protection des personnes placées sous leur responsabilité. Nous voulons être plus performants dans l’affectation des bénévoles et leur protection ainsi que celle des participants au programme. Tous les organismes qui offrent des programmes aux personnes vulnérables, qu'ils soient gérés par du personnel ou des bénévoles, ont la responsabilité de filtrer adéquatement leurs bénévoles. Cette responsabilité tant morale que juridique et spirituelle ne correspond pas seulement à ce qu’il convient de faire, mais aussi à certains principes législatifs établis en vertu de «l’obligation de diligence ».
«L’obligation de diligence» est le principe juridique qui définit l’obligation d’une personne et d’un organisme de prendre des mesures raisonnables afin d de se soucier de ses participants et de les protéger. Il faut comprendre que les tribunaux canadiens tiendront les organismes responsables de filtrer soigneusement leur personnel dans le contexte de leur « obligation de diligence. »
Bien que de nombreuses organisations acceptent leur responsabilité d’assurer la protection des personnes vulnérables participants à leur programme, elles peuvent se sentir submergés par la nécessité de filtrer chacun de leurs bénévoles parce qu’il faut du temps et des ressources pour assurer la gestion efficace des effectifs d’un organisme, moyens qui souvent font défaut dans le secteur bénévole.
En quoi consiste la vérification des dossiers de police?
Les vérifications des dossiers de la police donnent une fausse impression de sécurité; et créer un registre des contrevenants est une très mauvaise idée. Ceux sont là deux des messages qui on été communiqués lors du lancement de la phase III de la Campagne Nationale de Sensibilisation sur le Filtrage. En 1997, comme l’a déclarée Paddy Bowen, Directrice Exécutive de Bénévole Canada, au Forum du Canada sur le Bénévolat, « Nous ne pouvons nous permettre de penser qu’une simple vérification des dossiers de police pourra protéger tous ceux qui utilisent les services des bénévoles. Nous devons être très vigilants.»
Le gouvernement fédéral a annoncé la prolongation de la Campagne Nationale de Sensibilisation sur le Filtrage, lors du Forum Canadien sur le Bénévolat qui a eu lieu à Winnipeg en 1997. La prolongation de deux ans a été financée par les départements du Solliciteur Général, de la Justice, de la Santé et du Patrimoine Canadien.
John Harvard, député de Charleswood-Assiniboine, au nom du Solliciteur Général du Canada, Andy Scott a annoncé l’extension de la Campagne National de Sensibilisation sur le Filtrage. Dans son allocution, Harvard a déclaré : «il est important que le gouvernement, le secteur bénévole, les policier et les communautés continuent à travailler ensemble pour sensibiliser sur la nécessité de faire usage de pratiques efficaces de filtrage. La protection des enfants et mettre fin aux maltraitances qu’ils subissent, est la responsabilité de tous. Nous devons continuer à envoyer le message que la violence envers nos enfants ne sera pas tolérée. »
La phase III est une initiative qui se concentre sur la formation des personnes chargées de filtrer les bénévoles qui consacrent leurs temps aux activités sportives et aux loisirs, à l’éducation et aux communautés religieuses. De plus, la phase III est une campagne d’éducation publique, et un programme de sensibilisation impliquant la police. La formation de la phase III met l’accent sur le sport, l’éducation et les groups religieux parce qu’ils partagent tous quelques traits importants : ils utilisent des bénévoles connus, ils travaillent avec la classe moyenne, ils proviennent d’un milieu fermé et ils sont dans un état grave d’ignorance en ce qui a trait au filtrage.
Il y’a deux messages important que la Campagne nationale de sensibilisation sur le filtrage doit communiquer dans les deux prochaines années. Premièrement, la vérification des dossiers de police ne veut pas particulièrement dire qu’il n’y aura plus de risques de préjudice envers les personnes vulnérables. Dès qu’un organisme ouvre ses portes, qu’il soit dirigé par des personnes rémunérées ou bénévoles, il y a toujours des risques. Deuxièmement, les bénévoles doivent comprendre que le processus du filtrage n’est pas une violation de droits mais une méthode utilisée par les organismes pour mieux protéger les personnes confiées à leurs soins.
Peu importe la quantité de ressources en jeu, il est essentiel d’éduquer et d’agir maintenant sur le filtrage des bénévoles.
Les Mythes du Filtrage
Les médias contribuent à perpétuer la croyance que l'abus sexuel d'enfant est le seul risque que courent les organismes. Cette portée d’attention peut amener les organismes à négliger d’autres types de risques auxquelles font faces les communautés desservies. Une politique de dépistage devrait être une mesure de sauvegarde contre tous les risques possibles.
Voici quelques exemples de préjudice qui ont eu lieu et certains moyens de les éviter :
- A Edmonton, une trésorière bénévole s’est emparée de plus de 57 000$. Ces fonds appartenaient à un organisme communautaire. La bénévole a volé cet argent pour satisfaire une dépendance aux jeux d’argent. Elle avait une condamnation antérieure pour vol de 25.000 $ d’un autre organisme. Des situations pareilles se reproduisent dans plusieurs organismes qui utilisent la vérification des dossiers de police seulement pour les bénévoles qui travaillent en tête-à-tête avec des personnes vulnérables. Pour éviter des situations comme celle décrites plus haute, il est nécessaire de se concentrer non seulement sur la sécurité des clients, mais aussi sur la santé des organismes. Une vérification des dossiers de police ou une politique de deux signatures sur les chèques auraient pu prévenir cet incident.
- Les escroqueries religieuses sont également très populaires. Certains bénévoles cherchent à occuper des fonctions auprès des personnes âgées pour soit les convertir ou les convaincre que leurs contributions envers certains organismes assureront leur entrée au paradis. Ces victimes âgées croient souvent que c’est le moyen pour eux d’être sauvées. Ce type de situation peut être évité par des séances d’orientation des bénévoles décrivant exactement ce que les bénévoles sont et ne sont pas autorisés à faire ou à dire. Des comportements inappropriés, comme ce décrit plus haute peuvent être évités en avisant les bénévoles que des surveillances aléatoires auront lieu pour ceux qui sont directement en contact avec les personnes vulnérables.
- Gary Blair Walker, officier de la police provinciale, chauffeur d’autobus scolaire, animateur de pastoral a abuser de sa position de confiance. Au cours des 33 années durant lesquels il a servie come bénévoles, Walker a sexuellement abusé de plus de 150 garçons qui ont été confies à ses soins. En 1994, il a été emprisonné à vie pour agression sexuelle. Pour éviter des incidents pareils, les organismes doivent décider qu’elle mesure de filtrage utiliser en fonction du niveau de risque de la position du bénévole. Compte tenu de l'exemple précédent, il est évident que le filtrage devrait être effectué de manière consistante quel que soit le profile du bénévole.
Les risques se présentent sur toutes les formes. Les organisations doivent déterminer de manière adéquate tous les risques possibles pour le bien-être de leurs clients ainsi que la santé de leurs propres organisations. Bénévoles Canada s'engage à protéger la communauté contre de tels circonstances.

